soin, douleur,

dis moi comment tu te soignes, je te dirai…

Jeudi 24 Janvier 2019,

Ma chère communauté du bonheur,

C’est un peu fébrile, même beaucoup, que j’écris cet article aujourd’hui…

Le virus qui traîne m’a visiblement trouvé à son goût et s’est installé sans faire de bruit en moi…

Donc l’article ne sera pas trop long, vous comprendrez que aujourd’hui mes meilleurs amis sont le repos, le canapé, le mouchoir, les huiles essentielles.

D’ailleurs comment vous soignez vous vous ? lorsque vous avez quelque chose; allez vous chez le médecin de suite, attendez vous que ça passe ? comment réagissez vous face à une maladie, la douleur ?

Dites moi comment vous vous soignez je vous dirai qui vous êtes ?

Pour ma part, dixit ma belle mère  » j’ai une belle fille qui coure chez le médecin dès le début d’un rhume, j’en ai une autre il faut qu’elle attende d’avoir un truc grave ou de ne plus tenir debout pour voir un médecin » 

Je suis donc celle qui attend, qui se dit, « oh ça va passer ça va le faire, je vais prendre 3 bricoles et hop » ….puis dès fois j’aurai mieux fait de me soucier de ce que me raconte mon corps, plutôt que de vouloir faire la dure !

Comme par exemple cet hiver 2012, ou je souffrais d’horrible maux de ventre surtout nocture, mais cela pouvait aussi arriver le jour.

Je n’entendais pas, je n’écoutais pas à l’époque mon corps qui parlait. 

QUI AVAIT DES CHOSES A ME DIRE !

 » Oh ce n’est pas grave ça va passer «  me disais-je comme à mon habitude. Je mettais ces douleurs sur le stress, l’angoisse car souvent j’avais très mal au niveau du plexus solaire. A cette période, mon mari était parti dans le Lot ( nous vivions alors dans la Drôme ) pour un nouveau travail. Le temps qu’il effectue la période d’essai de 3 mois, j’étais restée avec les enfants dans la Drôme. Donc je devais tout gérer toute seule et travailler en plus.

Puis vain décembre 2012, puis les fêtes de fin d’année. Chéri descend, les maux de ventre s’intensifiaient, nous réglions plein d’aspects techniques quant au futur déménagement qui était prévu pour début février 2013.

Je passe un noël horrible à me tordre de douleur.

Il repart dans le Lot.

Nous montons le voir pour le jour de l’an, quelques jours.

Nous revenons dans la Drôme, et commence à faire les cartons pour que tout soit prêt pour fin janvier. Le déménagement étant prévu de mémoire le 13 février.

Fin janvier, les douleurs deviennent encore plus qu’insoutenables.

Un soir, je récupère en voiture mes enfants dans leur écoles respectives. D’abord la petite ensuite le grand.

Et là, je leur dit  » je vous laisse chez papou mamoune ( mes parents ) , je vais voir un médecin j’ai trop mal « ; j’ai conduit péniblement les enfants jusque chez mes parents. J’avais un ventre qui avait triplé de volume, qui était dur comme du bois, et qui était plus que douloureux à l’intérieur… je dois dire que la panique là, est arrivée !

Une fois chez mes parents, je m’allonge et ne pu me relever.

La suite de l’histoire ?

Le SAMU arrive chez mes parents, me posent les premières questions et prennent ma température  » 40  » . Ne pouvant marcher, ils me portent jusqu’à leur véhicule, je ne me souviens plus vraiment en fait, tellement la douleur était intense.

Aux urgences, après avoir passer de longues heures dans le couloir ( car je n’étais tout de même pas une urgence vitale, à comparer de certains qui arrivaient parce qu’ils venaient de faire un AVC ), on s’occupe de moi, on me fait toute la batterie d’examen, et verdict:  » madame visiblement c’est autour du pancréas, du foie, on vous a libérez une chambre au service gastroantérologique, on vous y conduit »

OK ! Ok ! 

Le lendemain, je vois le médecin de service, qui m’explique ce que j’ai:

 » Madame vous avez des calculs biliaires nombreux, qui ont migrés dans le canal cholédoque, c’était moins une de faire une pancréatique, tout est infecté, il faudra faire une ablation de la vésicule biliaire, une fois l’infection soignée. Habituellement c’est une intervention bénigne, on reste 3 jours en ayant pris rendez vous et cela est terminé, mais là pour vous ça va être plus long à cause de l’infection qui s’est propagée un peu de partout »

OK ! OK !

Donc tout cela pour vous dire que le corps parle et que l’on doit l’écouter.

Mon corps me livrait un message avec ces maux de vendre, je n’ai pas su les entendre.

Au travers de mon cheminement intérieur depuis quelques mois, j’apprend à écouter ce corps. Ce n’est pas toujours facile, lorsqu’on a été habitué à ne pas l’écouter à ne pas s’écouter. Parfois j’y arrive, parfois moins.

Aujourd’hui, je m’écoute, je l’écoute ce corps, grippé, qui me signale qu’il a besoin de dormir, de se reposer.

Je lis un ouvrage en ce moment, où chaque jour il y a une petite lecture, c’est:

Le livre de la méditation et de la vie de Krishnamurti; le sujet du mois de janvier est multiple  » s’écouter, apprendre, l’autorité et la connaissance de soi « 

Il parle « d’écouter en l’absence de toute pensée, qu’écouter est source de liberté, qu’il faut pouvoir écouter sans effort, qu’il faut s’écouter soi même ».

Puis il parle de la connaissance de soi même, où il dit que « la connaissance est un long processus et que pour se connaître il faut être conscient de ce que l’on est dans ses actions mêmes.  »

A la semaine prochaine pour un nouvel article, chère communauté du bonheur…

Et comme d’habitude, venez discuter de ce sujet  » Comment vous soignez vous ? quel est votre rapport à la douleur ?